[Photo : Sciences Po Lyon, campus de Saint-Étienne. Crédit Alexis Demoment / Bureau Des Médias.]

L’ouverture du campus de Sciences Po Lyon à Saint-Étienne pour les premières années a fait beaucoup parler ces dernières années. Processus de création opaque décrié par les syndicats étudiants, logique de « compétition » parfois décriée, difficultés techniques et administratives… à l’approche des élections syndicales étudiantes, les deux listes siégeant actuellement au conseil d’administration divergent en plusieurs points sur le sujet.

La Mobilisation des Étudiants de Gauche s’était placée fermement contre les motivations du projet, jugées élitistes. Le syndicat critique la logique du programme IDEX, dans le cadre duquel le campus voit le jour, qui vise à développer la compétitivité et le rayonnement à l’internationale. Interrogée à ce propos, la MEG estime « que l’enseignement supérieur se porterait bien mieux sans course effrénée à la distinction scolaire, et sans éloge du prestige scolaire, aussi biaisé que discriminant ». Aujourd’hui, reconnaissant que cette vision est minoritaire au sein du conseil d’administration, ses représentants entendent continuer de « défendre au maximum […] les étudiants de St Etienne ». Comptant parmi ses membres une étudiante du campus de Saint-Étienne l’an passé, le syndicat affirme avoir fait remonter le « sentiment d’être un peu à la marge et oubliés de la direction » de certains étudiants stéphanois.

Alternatives était d’abord restée sur sa réserve, reprochant un manque de transparence de l’administration sur le sujet. Une fois le projet lancé, elle s’est positionnée dans une logique « constructive », bien que déplorant le manque d’informations, pour faire valoir les intérêts des étudiants. Son objectif est maintenant de travailler « avec l’administration […] pour que les étudiant·e·s sur le campus stéphanois jouissent d’un crédit égal à celui des étudiant·e·s lyonnais, mais aussi et surtout qu’ils puissent avoir une réelle vie associative ». Selon la liste, « des efforts sont faits par l’administration pour […] rendre le campus stéphanois attirant (création d’un DE, développement de la vie associative, déblocage de fond pour financer des éventuelles navettes entre les deux campus…) ». Pour elle, il est « hors de question que le campus de Saint-Étienne [devienne] une « antenne » du campus de Lyon ».

Le Bureau Des Médias a donc voulu voir si ces positions correspondent aux réalités des étudiants stéphanois. La rédaction s’est rendue à Saint-Étienne et a tendu son micro aux 1A la sortie d’un amphi. Après un mois sur le campus, les sentiments sont variés :

 

Alexis Demoment

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